• Chapitre 10: London baby !

    On est le dernier lundi du mois, et comme tous les derniers lundis du mois, je publie un nouveau chapitre ! J'espère que le précédent vous a plu, que vous aimez les deux nouveaux personnages et que vous êtes bien accrochés pour la suite des événements ! 

    N'hésitez pas à donner votre avis et bonne semaine ^^

    La bande son de ce chapitre étant en mp4 chez moi, je vous la met via une vidéo youtube

     

     

     

    Londres était gigantesque et … Bizarre. Les gens se baladaient dans des tenues hyper extravagantes au milieu de bâtiments extrêmement propres et organisés. C’était comme mettre un clown derrière un guichet de banque. Le pire c’est que c’était contagieux.

    Elie (dont j’avais dû retenir le prénom pour réussir à communiquer dans le trio que nous formions) s’était relâchée sur le look. Non pas qu’elle avait cédé pour un jean et des baskets, mais elle avait enfilé une jupe jaune poussin, des collants rouges, une veste en cuir brune et des chaussures à talons d’au moins vingt centimètres.

     

    Le pire c’est que ça lui allait super bien.

     

    J’étais verte.

     

    Eden nous avait déjà emmenés à Londres avant, mais jamais très longtemps. Enfin, encore moins longtemps que d’habitude. A bien y réfléchir, elle avait toujours l’air nerveuse quand on y allait. Et si elle venait de là ? Avec ses cheveux multicolores, elle collait parfaitement à l’ambiance. Pourquoi je n’y avais pas pensé avant ? Ça m’aurait épargné pas mal de recherches !

     

    Non. Eden n’était pas londonienne. Prudente comme elle était, elle ne serait jamais revenue dans sa ville d’origine. Il y avait trop de risque d’être reconnue malgré ses teintures et ses vêtements larges. Et puis elle était plutôt d’origine américaine. Elle avait beau avoir recruté la plupart de son équipe en France (moi y compris), elle avait toujours eu un très très très léger accent américain. Mais le genre qu’on remarque pendant les dix première secondes quand on lui parle la première fois et qu’on oublie immédiatement. Jusqu’à ce qu’on y repense comme je le faisais à l’instant.

     

    S’il devait y avoir quelque chose à son sujet ici, à Londres, je pariais que ça avait un rapport avec le MEE (Mystérieux Employeur d’Eden).

     

    Je fourrai une main dans la poche de mon short et tirai un grand coup sur ma valise pour lui faire passer le trottoir. L’hôtel que nous avait réservé Daniel était juste en face. Evidemment, il avait choisi un truc super chic et gigantesque. Le genre que je détestais. Et il le savait. Ouais. J’étais quasiment sûre qu’il le savait. Et qu’il le faisait par pur sadisme.

     

    Alors que nous nous dirigions tous les trois vers nos chambres, Sherlinsectegéant se tourna vers moi.

      -Je serai dans l’obligation de m’absenter au cours de cet après-midi. Elie est parfaitement au courant, mais je tiens à vous prévenir que je serai absolument injoignable jusqu’au dîner.

     

    Je haussai les épaules.

      -J’en n’ai rien à foutre, tu sais.

     

    J’avais vite abandonné toute réserve et politesse dans l’avion. Ce mec était chiant et maintenant que j’étais au courant de sa passion, je ne pouvais m’empêcher de m’énerver quand il copiait sans arrêt Sherlock Holmes. Et puis on devait passer un certain temps tous les trois ensemble, c’était pas la peine de cacher plus longtemps ma vraie nature.

     

    Il haussa les épaules et s’enferma dans sa chambre alors que je grommelais :

      -Il est obligé de toujours parler comme ça ?

     

    Elie ouvrit la porte de sa chambre.

      -Il joue un rôle pour essayer de ressembler à son idole. Et puis il est français.

      -Et alors ? Moi aussi !

      -Oui mais tu as dû remarquer qu’on apprenait un anglais plutôt soutenu là-bas.

      -J’en sais rien, c’est mon ancienne patronne qui m’a appris l’anglais.

     

    J’étais bilingue grâce à Eden. Mais j’avais aucune idée de la conjugaison et de la syntaxe de la langue anglaise (ou française d’ailleurs) exacte. Elle s’était contentée de nous parler les deux langues en nous faisant ingérer des heures de séries en VO. J’étais comme ces gosses qui ont des parents de nationalités différentes, sauf qu’Eden avait joué le rôle du père et de la mère. Et que c’était aucun des deux.

      -Guillaume est resté en quelque sorte bloqué au vocabulaire qu’il a appris en France… Et puis bon, il est spécial, hein. Il faut bien l’avouer.

     

    Je ne pus m’empêcher de sourire et elle enchaina en changeant totalement de sujet.

      -Ça te dis qu’on passe l’aprèm ensemble ?

     

    Surprise, je haussai les sourcils.

      -Euh…

     

    Elle ajouta :

      -Je ne connais pas Londres, et tu as dit dans l’avion que tu y avais déjà été.

      -Euh… Oui…

     

    …Mais je n’ai aucun sens de l’orientation…

     

    …Et puis les sorties entre filles c’était pas trop mon truc…

     

    …Et puis … Et puis…

     

    Bon, ok, j’avais rien à faire en fait. J’avais vraiment envie de refuser, mais là, tout de suite, aucune excuse valable me venait à l’esprit.

      -Ben… Ouais. Si tu veux… Enfin… Euh… Ouais.

      -Cool. Je pose ma valise et je t’attends dans le hall. 

     

    Sans répondre, je rentrai dans ma chambre et soupirai en fermant la porte. C’est bien, je sors cet aprèm… Mais où j’allais bien pouvoir emmener Elie ? Non parce que Londres c’était grand ! Et j’avais pas envie de faire les musées. Et les boutiques non plus ! Et… En fait… Je faisais jamais rien. J’étais une grosse larve… Et c’était déprimant. Su-per.

     

    Je résistai à l’envie de m’affaler sur le lit et passai aux toilettes avant de rejoindre ma nouvelle copine rousse. Le miroir de l’hôtel me renvoya une image effrayante. J’étais pâle, fatiguée et j’avais l’air dépressive. C’est à se demander si Elie ne m’avait pas proposé de passer l’après-midi ensemble de peur que je me tranche les veines. Je me passai un peu d’eau froide sur le visage, ébouriffai mes cheveux et tentai un sourire.

     

    Non. Laisse tomber le sourire. Ca fait encore plus peur.

     

    J’effleurai l’endroit où je planquai mon flingue, ces derniers temps, et regrettai de n’avoir rien pu prendre. Ce connard de Wolffe était dans les parages et j’avais aucune arme. Foutus voyages en avion !

    Bon, pour le moment je n’avais pas à m’occuper de lui. Je devais juste rejoindre Elie au rez de chaussée.

    Au milieu du couloir, ma poche vibra. Un SMS. Sur le portable d’Eden.

    Je m’arrêtai pour le lire.

     

    « Je t’avais dit de rester loin de Daniel »

     

    La personne n’était pas enregistrée mais je n’avais pas besoin de ça pour deviner de qui il s’agissait. J’hésitai entre l’insulter copieusement ou ne pas répondre.

    J’avais pas eu le choix pour le voyage. Et puis Daniel n’était pas avec nous. Et puis c’était pas mon père ! En plus il me surveillait ou quoi ?!

     

    Finalement, je tapai : « Pa le choi. Pe etr 1 piste sur Nista ».

     

    Pas le choix. En fait si. Je l’avais eu. L’autre solution était que je raconte ma virée au bordel sadique de Wolffe.

    J’étais une tueuse pourtant. Daniel le savait. Mais allez savoir pourquoi, je voulais pas le dire. Trop d’éléments étaient flous. Et ça m’avait beaucoup trop bouleversée pour ça.

     

    Je repérai les cheveux rouges d’Elie et avançai dans sa direction. Qui sait, peut-être que cet après midi me ferait oublier un instant tout ça.

      -J’ai repéré sur internet un resto végétarien, ça te tente ?

     

    J’eus un léger mouvement de recul.

      -Comment tu sais que je suis…

     

    Elle haussa les épaules.

      -Tu n’as pris que des plats végétariens depuis hier.

     

    Ouais enfin, on pouvait pas se fier à un sandwich et à une assiette pour deviner un truc pareil !

    Mais, c’était gentil de sa part. Je ferais peut être une boutique avec elle. Juste une.

     

    Un conseil :

     

    Ne jamais céder.

     

    Jamais.

     

    Pas comme je l’ai fait.

     

    Nan parce qu’après le resto, je me suis dit que c’était tellement bon que j’accepterais peut être de faire une deuxième boutique avec elle. Et puis je nous ai perdues, Elie et moi, alors pour me faire pardonner j’ai cédé une troisième boutique.

    Et comme j’étais de bonne humeur. Une quatrième.

    Et comme Elie me suppliait de façon tellement adorable. Une cinquième.

    Et puis j’ai accepté d’essayer une jupe. « Juste pour voir ».

    Et puis un ensemble sélectionné par Elie.

    Et comme ça lui faisait plaisir, je l’ai laissée m’acheter un, deux… trois……… quatre fringues…

     

    Au final, nous sommes rentrées assez tard à l’hôtel. Je ne sentais plus mes pieds et mon corps commençait à se rebeller contre le traitement que je lui avais fait subir. Comment une journée de shopping pouvait autant faire souffrir ?!

    Dans l’ascenseur, Elie sortit son téléphone de son sac et se tourna vers moi.

      -Guillaume vient de m’envoyer un sms, il nous invite dans un restaurant français près de Baker Street.

      -Quelle heure ?

      -21 heures. Ça nous laisse deux heures pour nous reposer un peu.

     

    Je poussai un soupir de soulagement. J’en pouvais plus.

     

    Mais j’avais quand même passé un bon après-midi. Un très bon après-midi. Elie était adorable. A vrai dire, je n’avais pas eu besoin de faire des efforts pour m’intégrer ou paraitre normale. J’avais eu qu’à la suivre. Et c’était vraiment reposant.

     

    Lorsque je rentrai dans ma chambre, je m’effondrai sur le lit et restai cinq bonnes minutes à l’état de larve.

    Je décidai ensuite de retirer mes baskets et bénis la moquette ultra moelleuse qui épargna mes ampoules.

    Ce fut seulement là que je remarquai les appels manqués sur mon téléphone. Pas celui d’Eden. Le mien.

    Daniel avait essayé de me joindre quatre fois cet après-midi. Le pauvre, il était habitué à ce que je reste terrée dans mon coin comme une sauvage. Ce que j’aurais fait s’il n’y avait pas eu Elie. Enfin bref…  Je le rappelai et il décrocha au bout de la troisième sonnerie.

    - Enfin ! Commença-t-il.

    - Désolée, je suis sortie tout l’aprèm.

     

    Silence à l’autre bout du fil.

     

    C’était si exceptionnel que ça, que je sorte de mon plein gré ?

     

    Finalement, Daniel se ressaisit.

    - J’ai réussi à obtenir un congé exceptionnel. J’arrive plus tôt que prévu.

    - T’entends quoi, par, plus tôt que prévu ?

    - Ce soir.

    - Ah ouais quand même !

    - Tout se passe bien ?

    - Gé-nial… La mante religieuse s’est barrée toute la journée et j’ai fait du shopping avec Elie.

    - La mante ? Du shopping ?! Laisse tomber… Je ne veux pas savoir.

     

    On dirait pas comme ça, mais j’étais plutôt fière d’avoir cloué Daniel. Au téléphone en plus. Et pas avec des vrais clous. Ça aurait été trop facile. Quoique… Daniel se démerdait pas mal en tant que tueur et il me faudrait un gros coup de chance pour le battre.

     

    Comme avec Eden.

     

     

    - Ah, et l’autre veut nous payer le resto ce soir.

    - L’autre ?

    - Le gros insecte, là, le fan de Sherlock Holmes !

    - Tu devrais apprendre à mémoriser les noms Kaelle… Un jour ça te causera de gros soucis.

    - Rien que je puisse pas régler avec un flingue. Répondis-je au tac au tac… à moins que ce ne soit au tac à tac… au tic-tac ? Bref. Je ne réagis pas tout de suite au silence à l’autre bout du fil.

    - Sauf que tu n’as plus d’arme. N’est-ce pas ?

     

    Son ton était suspicieux. Je m’étais vendue… Merde…

    - Non non, j’en n’ai pas ! Répondis-je un peu trop vite, même si, à vrai dire… J’en n’avais vraiment pas à cause de ce putain d’avion.

     

    Tiens, c’était l’occasion de rebondir !

     

    - Mais c’est pas pour rien que j’arrête pas de t’en demander un !

     

    Nouveau silence. Daniel réfléchissait. Il ne voulait pas tâcher son petit costume bien propre, mais il savait qu’en enquêtant sur Eden, on plongerait dans la boue. Ou dans le sang.

     

    Toujours est-il que j’avais retourné la situation en un rien de temps qu’il en faut pour dire « lapin » et que Daniel hésitait à présent. J’aurais peut-être un flingue pour de bon. Enfin, un légal quoi. Enfin… On se comprend.

    - C’est risqué. Je ne pourrais pas te couvrir. Mais j’y réfléchirais.

     

    Il était revenu aux phrases courtes et sans intonation pouvant trahir ses émotions. Même sa voix avait un masque neutre. C’était … Non, je le dirais pas. Je dirais jamais que Daniel pouvait être cool à sa manière. Jamais !

    Finalement, il revint sur la raison de son appel.

    - J’arrive aux alentours de 23 heures. Je pense prendre une chambre directement. On se voit donc demain matin.

     

    Ça avait toqué pendant qu’il parlait. C’était Elie.

     

    Elle s’était encore changée et ses talons la rendaient encore plus grande que moi.

     

    - Ok. A demain matin.

     

    Je raccrochai, non sans savourer ce rare moment où c’était moi qui lui raccrochais au nez. Prend ça dans ta face Daniel ! Moi aussi je peux raccrocher ! Ahahahahaha !

     

    Ok, c’était débile, dit comme ça.

     

    - C’était Daniel. Précisais-je pendant qu’Elie rentrait dans la chambre. Il arrive ce soir finalement. Mais il nous rejoint que demain matin.

    - Cool. Guillaume est déjà au restaurant. Il m’a envoyé l’itinéraire à suivre par sms.

    - On n’est pas débiles… Grognais-je. On va pas se paumer non plus.

     

    Silence.

     

    Ok, j’ai rien dit.

     

    - Tu n’as pas mis ce qu’on a acheté cet aprèm ?

     

    Cette question à la réponse évidente, posée aussi innocemment, me prit au dépourvu. J’avais prévu de ne jamais porter ça, mais je voulais pas lui faire de peine… Et elle m’avait clairement invitée à enfiler une des tenues qu’elle m’avait offerte.

     

    Hum… Vite, une parade !

    - Baheuuh… Je pensais pas m’habiller bien. On va juste manger quoi…

    - Ca fait toujours une sortie.

     

    Traduction : Kaelle (ou plutôt Hélène), ta gueule et enfile les sapes que je t’ai achetées.

     

    Je fis la moue et le sourire d’Elie s’élargit. Elle avait gagné.

     

    Dix minutes plus tard, je portais une jupe en jean trop courte à mon goût (c’est-à-dire au-dessus du genou, au moins) d’où pendaient deux bretelles, parce qu’il fallait pas vraiment les mettre, selon Elie, un débardeur avec de la dentelle et des bottines en cuir. J’étais ri-di-cule.

     

    Mais ma fausse rousse semblait aux anges. J’avais au moins fait une heureuse ce soir.

    - Je peux te maquiller un peu ?

     

    Oh putain…

     

    J’aurais dû la voir venir celle-là.

     

    Oh et puis si ça lui fait plaisir… C’est pas comme si c’était tous les jours comme ça.

     

    - J’te préviens, je bouffe le rouge à lèvres quand j’en ai.

     

    J’avais jamais mis de rouge à lèvres, mais c’était juste pour préserver mon image de fille indomptable.

     

    En fait c’était vraiment nul comme remarque.

     

    J’étais pas en forme ce soir !

     

    Je m’assis sur mon lit et attendis qu’Elie commence son travail. Résignée.

    - Ferme les yeux. T’as une peau plutôt belle. En même temps, tu manges sain. T’es végétarienne depuis longtemps ?

     

    Quel était le rapport entre ma peau et les salades ?

    - Nan, depuis quelques mois…

    - Ah oui ? Et comment t’y es venue ? Rouvre les yeux. On ne décide pas d’arrêter la viande du jour au lendemain.

    - … J’ai décidé d’arrêter comme ça… Parce que… J’en avais envie…

    - Ferme les yeux. Ah ouais ? C’est cool d’avoir autant de volonté, comme ça. Rouvre-les. Hum… referme. Rouvre. Regarde en haut. Voiiilllàààà. Referme.

     

    Elle faisait semblant de ne pas avoir vu ma mâchoire et mes poings se crisper. Ni d’avoir remarqué mon ton sec. C’était gentil.

     

    Je sentais son pinceau glisser sur mes paupières. Ça faisait bizarre.

    - Tu as les mêmes yeux qu’Emily, ils sont très beaux. Commenta-t-elle doucement.

    - Déconne pas, ils ont rien de particulier, ils sont juste bruns. Emily, c’est l’amie que tu cherches ?

     

    Elie hésita à répondre.

    - Oui. C’était même plus qu’une amie…

    - Ah…

     

    Oooookkk, ça je m’y attendais pas du tout.

    - Je l’ai quittée… Le jour de sa disparition…

     

    Je fronçai les sourcils.

    - Elle a peut être juste voulu refaire sa vie et couper les ponts.

    - C’est ce que j’ai pensé, au début. Mais Guillaume n’a trouvé aucune trace d’elle, et si même un détective aussi expérimenté ne la trouve pas, c’est qu’elle a des soucis…

     

    Sa voix tremblait. J’ouvris les yeux et vis les siens briller.

    - On va la retrouver.

     

    J’en n’étais pas sûre, mais je savais pas quoi dire d’autre. J’avais pas spécialement envie de la voir pleurer. Je saurais pas quoi faire dans ce cas-là.

    - Je m’en veux…

    - Tu pouvais pas savoir qu’il lui arriverait un truc ce jour-là…

     

    J’étais carrément mal à l’aise. En plus, si mes yeux lui rappelaient son ex, on n’était pas sorties de l’auberge !

     

    Finalement, elle respira un grand coup et sourit faiblement.

    - Mais tu as raison. On va la retrouver.

     

    Restait plus qu’à croiser les doigts pour qu’elle soit toujours vivante.

    - Et voilà ! J’ai terminé ! Tiens, regarde.

     

    Je fronçai les sourcils devant la petite glace qu’elle me tendait. C’était… étrange. J’avais l’impression de voir une autre personne. C’était pas moche, mais pas moi non plus.

     

    Si la mante religieuse se foutait de moi ce soir, je lui casserais la gueule.

    « La mécanique des mouvementsHoliday »

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